Le cyberharcèlement, ce sont des propos ou des comportements hostiles répétés en ligne contre une même personne : insultes, rumeurs, exclusion d’un groupe, diffusion de photos ou de montages. Si votre enfant est victime, trois réflexes : conserver les preuves (captures d’écran datées), bloquer et signaler les comptes, et appeler le 3018 — le numéro national gratuit, anonyme et confidentiel, ouvert 7 jours sur 7 de 9 h à 23 h.
Le 3018, opéré par l’association e-Enfance, est le bras armé des familles : ses écoutants (psychologues, juristes) conseillent parents et enfants, et disposent de canaux directs avec les principales plateformes pour faire retirer un contenu ou un compte, souvent en quelques heures. Il existe aussi en application mobile et en chat.
Que faire, dans l’ordre #
| Étape | Concrètement |
|---|---|
| 1. Écouter sans dramatiser | Remerciez votre enfant d’en avoir parlé ; ne confisquez pas son téléphone (c’est la peur n°1 qui fait taire les victimes) |
| 2. Conserver les preuves | Captures d’écran avec dates, noms de comptes, liens — avant tout blocage |
| 3. Bloquer et signaler | Sur chaque réseau concerné, via les outils de signalement intégrés |
| 4. Appeler le 3018 | Accompagnement gratuit + retrait accéléré des contenus |
| 5. Prévenir l’établissement | Si des élèves de l’école sont impliqués (c’est très souvent le cas) |
| 6. Porter plainte si nécessaire | Commissariat ou gendarmerie, avec les preuves ; le harcèlement est un délit |
Les signes qui doivent mettre la puce à l’oreille #
Un enfant cyberharcelé le dit rarement de lui-même. Repérez les changements : il ne veut plus aller à l’école, sursaute à chaque notification ou au contraire abandonne brutalement son téléphone, dort mal, s’isole, change d’humeur. Le cyberharcèlement prolonge presque toujours une situation vécue à l’école — d’où l’importance d’alerter aussi l’établissement, qui a l’obligation d’agir.
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Ce que dit la loi #
Le harcèlement en ligne est un délit, aggravé quand la victime a moins de 15 ans, et le harcèlement scolaire est un délit spécifique depuis la loi de 2022. Les auteurs mineurs de plus de 13 ans sont pénalement responsables. Vous n’avez pas besoin de connaître l’identité des harceleurs pour porter plainte : la plainte peut viser X, et les enquêteurs peuvent requérir l’identification des comptes.
C’est quoi la différence entre le 3018 et le 3020 ?
Le 3020 est le numéro dédié au harcèlement scolaire « classique » ; le 3018 est spécialisé dans les violences numériques. Les deux sont gratuits et se coordonnent — en cas de doute, appelez l’un des deux, on vous orientera.
Faut-il répondre aux messages de harcèlement ?
Non. Répondre alimente presque toujours l’engrenage. On capture, on bloque, on signale — et on en parle à un adulte ou au 3018.
Mon enfant est témoin, pas victime : que lui conseiller ?
Ne pas liker ni partager, garder des preuves, soutenir la victime en privé et alerter un adulte. Les témoins qui réagissent font souvent cesser le harcèlement plus vite que tout le reste.
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En cas de détresse visible de votre enfant (angoisse, propos alarmants), ne restez pas seuls : médecin, psychologue, et le 3114 (prévention du suicide, gratuit, 24 h/24) sont là aussi pour les parents.